De Anima et ejus origine , iib. IV, cap. ii
4. Voy. notamment: Epistola CXC, Optato (418), cap. i. « De nnimx origine antequam aliquid admoneam sinceritaiem tuam^ scire te vola in tam muttis opusculis meis nunqunm me fuisa* ausum de hac qusfstione definitam proferre seuttmtiam , et impudenter rejerre in litferas ad alios informandùSf quod apud me non fuerit explicatum, t
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souvent un caractère qui difièi*e de celui de leurs parents? Augustin répond que ce n'est point sur les ressemblances des parents et des enfants que se fondent ceux qui la défendent; car ils savent bien qu'il y a des fils qui diffèrent de leurs parents. Et comment s'en étonner? Un même homme n'offre-t-il point dans sa conduite les disparates les plus choquantes? Néanmoins on n'estimera certainement pas, pour cela, qu'il a reçu une autre âme, mais plutôt que sa vie a été changée en bien ou en mal ' .
Augustin s'efforce, en outre, de prémunir ceux qui tiennent pour la propagation des âmes, contre l'erreur que peut impliquer cette théorie. Effectivement, si l'on professe que Tâme se propage à la manière des corps, ne s'expose-t-on point à tomber dans les imaginations déplorables qui font l'âme corporelle?
« Je conjure donc, autant qu'il est en mon pouvoir, écrit Augustin, ceux qui adoptent l'opinion que les âmes se transmettent des parents aux enfants, je les conjure de se considérer soigneusement eux-mêmes, et d'arriver ainsi à cette persuasion que leurs âmes ne sont pas des corps. 11 n'y a pas de nature, en effet, dont la considération attentive puisse nous mettre mieux à même de concevoir comme incorporel Dieu qui subsiste inamuable au-dessus de toutes ses créatures, que celle qui a été faite à son image. Et réciproquement, on ne se trouve jamais plus près, ou, mieux encore, il n'est jamais plus logique de croire que Dieu aussi est un corps, que lorsqu'on a cru que Tânie est un corps.