Epistota CLXVI , Uieroiiymo, cap. ix
7"* Ceux que Dieu a prédestinés au baptême , peuvent être soustraits à cette prédestination et périr, avant que ce que le Tout-Puissant a prédestiné en eux soit accompli.
8** C'est des enfants qui périssent avant d'être nés de nouveau en Jésus-Christ, qu'il a été écrit : « Il a été enlevé de peur que la malice ne changeât son entendement. »
9"* Parmi les demeures, dont le Seigneur a dit qu'elles sont dans la maison de son Père, il y en a quelquesunes hors du royaume de Dieu.
10** Il faut offrir le sacrifice des chrétiens pour ceux qui sont sortis du corps sans être baptisés.
H** Quelques-uns de ceux qui ont quitté cette vie sans avoir reçu le baptême du Christ, ne vont pas sans doute dans le royaume de Dieu, mais dans le paradis ; mais plus tard, lors de la résurrection des morts, ils parviendront aussi à la béatitude du royaume des deux ^
Quoi qu'il en soit de ces difficultés théologiques et philosophiques, dont plusieurs échappent complètement à notre examen, dont quelques autres n'ont pas encore été abordées par Augustin; Tévêque d'Hippone, qui se montre inébranlable dans la foi, ne paraît pas moins résolu à ne se prononcer en une pareille matière qu'avec une extrême réserve. Que d'autres blâment sa timidité ^. Pour lui, il ne s'étonne guère de ne pouvoir éclaircir
f . De Anima et ejus origitu' , lib. Ul , eaj». xxv.
2. Epistola C\\A\\ y Marcellino (41 2). a Uifc autem verba tamcauic a mepositOy ul ntiUi de animx exortu quatuor illarum opinioni ralionive prxscriberem y hi lantum reprehendant , qui reprehendendam putant eamdem iptam de rr tam nhsrura cunctationem nionm : contra quos non
218 CHAPITRE lU
toutes les obscurités de la connaissance de râiîie, lorsqu'il y a dans la connaissance même du corps tant de détails qui lui échappent. Quoi ! si nous voulons savoir à quel moment la semence de l'homme se change en sang, à quel moment en chair solide, à quel moment se durcis6entlesos,à quel moment la moelle commence à s'y former, on nous reprochera peut-être noire témérité. Ne cherchez pas, dira-t-on, des choses qui vous dépassent; ne scrutez point des profondeurs où vous vous perdriez. Et s'il s'agit de l'origine de Tàme, il n'y aura rien là qui reste inaccessible à notre compréhension * ! Quand donc, conclut Augustin, on se pose ces questions et une foule d'autres semblables, qu'aucun sens n'est capable de pénétrer, et qui sont placées loin de notre expérience, et comme cachées dans les plus secrètes profondeurs de la nature, l'homme ne doit pas rougir d'avouer qu'il ignore ce qu'il ignore '^.
Ce loyal sentiment de notre invincible ignorance, cette virile circonspection, cette attache aux Écritures, ce sont là d'ailleurs des motifs non point d'abandonner nos recherches sur l'âme, mais de les diriger prudemment. En effet, toutes les questions relatives à Tàme semblent doublement importantes à saint Augustin. Il nous est nécessaire de les examiner, afin d'éviter les
me dfifendOy quod recte faciam in va rv cunctariy cum omnitio uon duhilem et imtnortalem esse animam^ twit ita ut Deus ^ qui solus habvt immortalitatem (I Thn, vi , Ki), sed modo qitodam sui generis ; et eam t'isê crêaturam , non tuhitantiam Creatoru , et si qnid aliud de natitrn eju* certiuimum teneo, »