‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 150 sur 539 · Epistola CLXII . Evodio · texte numérisé non relu

Epistola CLXII . Evodio

3. De Genesi ad Liiteram ^ lib. Xll , eup. x\\i\. Cf. EnchiridioUy siie de Jide, xpe et charitate, lib. unus, cap. cix. « Tempus quod inter hominis mortem et ultimam resurrectionem interpoêitum est, animas abditis receptaeulis continet^ sicutunaqiutque digna est requit vel serumna, pro eo quod sorti ta est , in carne cwn viveret, »

par aucun écoulement de temps, ni par quelque douleur que ce 8oit^ »

C'est effectivement une erreur de certains philosophes, de croire que « Tâme n'atteint la parfaite béatitude que lorsque, entièrement dépouillée du corps, elle retourne a Dieu dans sa simplicité, dans son indépendance et comme dans sa nudité primitive^. » Ces philosophes orgueilleux s'attaquent à l'éternité des corps comme s'il y avait contradiction à vouloir que l'âme soit bienheureuse et qu'elle soit unie à un corps, « oubliant que Platon, leur mattre, considère comme une gr4ce que le Dieu souverain accorde aux Dieux créés le privilège de ne point mourir, c'est-à-dire de n'être jamais séparés de leurs corps'. »

Il y a plus. Lorsque Porphyre, par exemple, professe que tout corps doit être fui, comment ne remarquet-il pas qu'il réclame la ruine du monde, puisque le monde est pour lui un grand animal, c'est-à-dire une âme qui régit la masse des corps, a Vous m'exhortez à fuir de ma chair, 6 Porphyre! Que votre âme du monde, que votre Jupiter fuie donc du ciel et de la terre ^. »

Il est vrai que « nous sommes tirés en bas par ce corps corruptible comme par un poids ; mais nous savons que cela vient de la corruption du corps, et non de sa nature et de sa substance. Nous ne voulons donc pas en être dépouillés, mais être revôtus d'immortalité. Car ce corps demeurera toujours; mais comme

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