‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 155 sur 539 · Enchiridion, cap. lxxxu«xc · texte numérisé non relu

Enchiridion, cap. lxxxu«xc

DE LA FIN DE l'aME. 235

Ainsi, nul embarras. L'âme retrouvera, durant la vie future, le corps auquel elle était unie durant sa vie terrestre, et elle le retrouvera transformé '.

D'un autre côt^, cette vie future sera indivisible, définitive. En efiet, à quelles eitravagances ne s'exposent pas ceux qui soutiennent Topinion contraire!

« Les philosophes de ce siècle, qui ont été grands et doctes, et supérieurs à tous les autres, ont pensé que Tàme est immortelle; et non-seulement ils Tout pensé, mais, autant qu'ils Tout pu, ils ont défendu cette doctrine et en ont laissé par écrit des démonstrations à la postérité... Mais ces philosopher, d'ailleurs si supérieurs à ceux qui nient qu'après la mort nous ayons à attendre une autre vie, ont cherché, autant qu'il était en eux, à rendre compte des maux qui accablent les mortels, de leurs misères et de leurs erreurs. Ils se sont donc avisés de dire que l'homme avait contracté dans une vie antérieure je ne sais quelles souillures, et que les corps étaient des prisons où les âmes expiaient justement leurs péchés. Mais on leur a demandé ensuite ce qui adviendra plus tard, lorsque l'homme sera mort. Et c'est là qu'ils ont mis leur esprit à la torture, s'efforçant de tout leur pouvoir de se faire à eux-mêmes et de faire aux autres une réponse. Ils ont déclaré que les âmes des hommes qui avaient mal vécu, et qui se trouvaient souillées par des mœurs détestables, à la sortie de leurs corps, retournent aussitôt dans d'autres corps et qu'elles y subissent les peines que nous voyons. Quant aux âmes de ceux qui ont bien vécu, ils ensei-

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