‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 185 sur 539 · De Trinilale , tib. V , cap. I et li · texte numérisé non relu

De Trinilale , tib. V , cap. I et li

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qu'on peut couYeDablemeut rapporter à Dieu. Mais il n'est pas permis de dire que Dieu subsiste en tant que sujet de sa bonté, et que cette bonté ne soit pas substance ou plutôt essence, et que Dieu lui-même ne soit pas sa bonté, mais que $a bonté soit en lui comme dans un sujet. Aussi, est-il manifeste que c'est abusivement que Dieu est appelé substance ; sous cette expression plus fréquemment employée, il faut entendre ridée d'essence , seule notion qui convienne exactement et vraiment à Dieu, si bien que Dieu seul doive être dit essence *. »

Toutefois^ nous n'avons pas épuisé la détermination qu*a faite Augustin des attributs de Dieu, et il est nécessaire d'en venir aux termes encore plus précis, où Ta conduit Tapplication de sa méthode.

En somme, et d'une manière corrélative à la division de U philosophie adoptée de son temps en morale, physique, logique, Augustin professe que la notion de Dieu m révèle à nous, moralement comme souverain bien , logiquement comme base de cei^titude, physiquement 4H>mme principe des choses. En d'autres termes, Dieu est le bien ; JDieu est la vérité ; Dieu est le principe des êtres, le principe des formes, le principe de toute beauté.

Dieu est le bien.

« Le suprême bien au-dessus duquel il n'y en a pas d'autre, c'est Dieu ; et ainsi Dieu est le bien immuable, c'est-à«dire vraiment éternel et vraiment immortel. Tous

1 . De Trinitale , llb. VU , cap. y. a Unde manifestum est Deum abutive tubstantiam vocari , ui nomine tuiiûliore inteltigatur essentiot quod vere ac proprie dicitur ; Un ut fortasse solum Deum dici oporteat fisentiam, »

les autres biens ne sont que par lui, quoiqu'ils ne soient rien de lui. Car ee qui est de kn, c^est luî-Q)éine; mais les choses qui ont été faites par lui ne sontipas lui ^ ^ « Ainsi toute Tie et grande et peUte, toute doueeur et grande et petite, toute mesure et grande -et petite, tout entendement et grand et petit, toute faculté et grande et petite, tout sens et grand et petit, toute lumière et grande et petite, toute puissance et grande et petite, tout salut et grand et petit, toute vertu et grande et petite, toute beauté et gmnde et petite, loute paix et grande et petite, et tout ce qu'on peut imaginer de semblable, et particulièrement dans tous les êtres, soit spirituels, soit corporels, tout ce qui s'app^e mesure, forme, ordre, grand ou petit, tous ces biens Jeûnent du Seigneur Dieu ^. )» EtDieuestau-^essusdetous ces biens, a Écartons ce bien et encore cet autre bien, et voyez, si vous pouvez, ce qu'est le bien en lui-même ; de la sorte vous verrez Dieu, qui n'est pas bien par un autre bien, mais qui est le bien de tout bien. En effet, nous ne dirions point , en faisant une eiacte comparaison de tous les biens que j'ai rappelés ou que l'on peut découvrir ailleurs ou imaginer, que tel bien est meilleur que tel autre, si nous ne portions imprimée dans nos âmes la Dotion du bien lui-même, d'après laquelle nous apprécions les biens et les préférons les uns aux autres^... » En d'autres termes, a il n'y aurait pas de biens changeants, s'il n'y avait un bien immuable. C'est pourquoi, quand il est question de tel

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