De Trinitate, lib. VIII, cap. m
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bien et de tel autre, ^ui dans certaines circonstances pourraient même ne pas être appelés des biens, si vous pouvez, vous détournant de ces biens qui sont biens par h participation du bien, pénétrer jusqu'au bien luimême par la participation duquel ils sont biens; comme d'ailleurs c'est ce bien lui-même que vous entendez, lorsque vous entendez tel ou tel bien; si donc vous pouvez, écartant ces biens dérivés, concevoir en lui-même le bien lui-môme, c'est Dieu que vous concevez*. »
Et Dieu qui est la bonté même, puisqu'il est le bien ; parce qu'il est le bien, est aussi la justice. Il n'en est pas d'ailleurs de Dieu comme de l'homme. Jamais la justice et la bonté de Dieu ne se contrarient.
<c Que personne ne se flatte d'obtenir l'impunité en considérant la miséricorde de Dieu ; car Dieu est aussi la justice. Et que personne venant à changer en mieux ne redoute la justice de Dieu; car sa miséricorde précède sa justice. Lorsque les hommes jugent, tantôt vaincus par la pitié, ils agissent contre la justice, et alors ils se montrent miséricordieux , mais non pas justes; tantôt, en voulant observer une rigoureuse justice, ils se montrent sans pitié. Pour Dieu, au contraire, ni la bonté qui éclate dans sa miséricorde n'altère la sévérité de sa justice, ni la sévérité de sa justice n'annule la bonté de sa miséricorde*. »
Dieu, justice incorruptible, loi éternelle et immuable, est ainsi le principe et l'exemplaire de la justice positive qui varie.