‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 193 sur 539 · DE LA TRINITE · texte numérisé non relu

DE LA TRINITE

Ni les principes même de la religion au sein de laquelle il était né et dont il était devenu le représentant autorisé, ni les habitudes ou les besoins de son temps, ni enfin, sans doute, la pénétration de son propre esprit, ne pouvaient laisser Augustin se reposer dans la notion purement philosophique d*unDieu personnel. L'évêque d'Hippone, le disciple des Néoplatoniciens, Tadmirateur, et j'ai presque dit le génie frère du génie de Plotin, devait affirmer, défendre le dogme de la divine Trinité.

Toutefois, nousn'aurionspoint compris un pareil sujet dans Teiposition de la philosophie de saint Augustin, si nUustre docteur s'était contenté d'enseigner un Dieu un en trois personnes, et de justifier son enseignement par les textes de l'Écriture. Ainsi entendu, considéré comme une donnée de la révélation, le dogme de la Trinité exchit l'examen , ou du moins n'appartient point tant à la philosophie qu'à l'histoire et à la critique des religions.

Mais ce n'est pas de la sorte et uniquement en théologien, que l'auteur du Traité de la Trinité a dogmatisé touchant cet auguste mystère. Il s'est efforcé d'en soulever les voiles, d'en dissiper les obscurités accablantes, de nous initier, en quelque manière, aux secrets les plus intimes de l'essence et de l'existence divine, en se fondant sur mille analogies ingénieuses qu'ont paru lui offrir

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