De Triniiate, llb. VI, cap. x
308 CHAPITRE m.
dans le don de rEsprit-Saint afaiten même temps toutes choses et chaque nature en particulier. Car toute çKosé, qu'on rappelle substance, essence, nature, ou qu'on la désigne par tel terme qu'on voudra, offre simultanémeipt ces trois caractères : qu'elle est une sorte d'unité, qu'ellie se distingue par sa forme propre de tout ce qui n'est pa^ elle, qu'elle est assiyettie à un certain ordre ^ » . AjLigustin se plaît à insister sur ce genre de considéi;ationi^. ; . , .
(t II n'y a point de nature, il n'y a absolupae^it pfis 4p sphstan,cc où ne se rencontrent tout d'abord cqs trois çjfioses : premièrement, qu'elle soit; ensuite qu'elle soit telle pu telle ; troisièmement, qu'elle subsiste autant qu'il est en elle. La première qualité manifeste la cause même de la nature, d'où sont toutes choses ; la seconde, .^^ forme par laquelle sont disposées et comme organisées toutes choses; la troisième, une permanence^ si l'on peut ainsi parler, au sein de laquelle sont toutes (;hosQS,.. Or, Têtre \ient du f ère ; la forme du Fil^; la jermauence de l'Esprit-Saint. Et quoique tout s'accomplisse en tout dans une intime et indissoluble unîpà, cette distinction n'en est pas moins nécessaire à l'esprit Jqiirme des hom^ies, lesquels ont été précipités de i l'unité ààns la variété ^, »
Et encore : '
I. De Vera Reliyione, cap. vil. CF. De Satura Boni contra Manlclt^t cap. m. « Hsic tria, moduSfSpecies et ordo, ut de inuumerahiliùus tàèeàm^ €fuà htl htatria peréMeré mihnittanlur : h»c tt^ tria , tnodUs, specict , crdOt ianquam generalia bona sunt in rebm n Deo Jadis ^ xive in tpiritu, sive in corpore, »