‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 199 sur 539 · De TrinitatCt lib. VI, cip. IX · texte numérisé non relu

De TrinitatCt lib. VI, cip. IX

DE LA TRlNltÉ. 3^

leuf parfaite beauté, et leulr biéflhétii'eUéle détecIJatioii*. C*6Bt pmirquoi, ces trois choses semblent se détehnittchr tour à tour les unes les autres, et en elles-mêmes sddt infinies. Mais ici, dans les choses corporelles, une setile chose n'est pas autant que les trois ensemble, et deui sont plus qu'une seule; tandis que dans la Trinité suprême une seule chose est autant que trois à la fois, et deux ne sont pas plus qu'une seule. £t ces choses en elles-mêmes sont infinies. Ainsi chacune est dans cha^ cune; toutes sont dans chacune; chacune est dans toutes; toutes sont dans toutes, et un est tout. Qiik celui qui comprend cela ou en partie, ou par image et ett énigme (I Cor. xui, 12), se réjouisse de connaître Dieu, qu'il l'honore comme Dieu, et lui rende grâcé^; que celui qui ne le voit pas, cherche à le voir par effort de piété, loin d'en médire par aveuglement; car Dieu est un, et cependant il est Trinité '. »

La création, en effet, témoigne qu'elle est l'ouvrage, non de telle ou telle personne de la Trinité, mais danâ toutes ses parties, des trois personnes à la fois de la divine Trinité.

« Quand on est parvenu à connaître la Trinité, autant qu'il est possible en cette vie, on conçoit avec la dernière évidence que toute créature intellectuelle, animale et corporelle, tient de cette môme Trinité créatrice et son être, et sa forme, et l'ordre qui la régit. Au lieu d'entendre que ce soit le Père qui ait fait une pallie de la créature totale, le Fils une autre et rEsprit-Sainl une autre, on comprend que c'est le Père qui par le Fite

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