‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 202 sur 539 · De Diiersis Qtixslionibuê , lib. LXXXUl, quicât. ILTIH · texte numérisé non relu

De Diiersis Qtixslionibuê , lib. LXXXUl, quicât. ILTIH

810 CHAFITRB 111.

3*" Eu quoi consiste le souverain bien, fin dernière de la Tie.

Or, Augustin découvre dans cette division les trois objets étemels des aspirations humaines : TÈtre, le Vrai, le Bien, qui n'en font qu*un seul, triple et un, qui est Dieu.

Ce n'est pas tout. L'être des êtres, principe de tout «e qui est, n'est-ce pas Dieu le Père?

Le VTài en soi, principe de toute vérité, n'est-ce pas k Verbe, lumière des intelligences, Dieu Je Fils?

Le bien, principe de toute activité, foyer de tout amour^ n'est-ce pas le Saint-Esprit?

Donc, quand les sages ont reconnu dans la philosophie, une dans son fond, trois parties, ils ont, suivant Augustin, comme pressenti la Trinité.

« Lorsqu'à cette triple question : Qui a fait le monde? Par quel moyen? pour quelle fin? on fait cette triple réponse : Dieu ; par son Verbe ; pour le bien ; n'y a-t-ii pas dans les mystiques profondeurs de ces vérités une manifestation de la Trinité divine, Père, Fils et Saint-Esprit*? » Ou encore : a Si Ton demande quel est l'auteur de l'être de la créature, c'est Dieu qui l'a créée; pourquoi elle est sage, c'est que Dieu Téclaire; d'où vient qu'elle est heureuse, c'est qu'elle jouît de Dieu. Ainsi Dieu est le principe de son être, de sa lumière et de sa joie; elle est, elle voit, elle aime; elle est dans l'éternité de Dieu, elle brille dans sa vérité, elle jouit dans sa bonté ^. »

t . De Civitate Dei, lib. XI, cap. xxiv. 2. Ibid.y ibid.

DE LA im^MTÉ. ZtA

a Et ce hq sopt pas le^ philosophes qnii ont fait ces distinctions, ils n'ont eu qu'à les découvrir. Par <iù»tt ne faut pa§ entendre qu'ils aient pen^éàDiau et à la Trioité, quoique PlatoQ, à qui on f(ipporta Fhon^^ur 4^; la découverte, ait reconnu Dieu con^iD^ Tupiqtfe auteur de toute la nature, le dispensateur . d^ l'iaieUtr gei^ce et Hp^pirateur de cet amouF qui qst la source d'une bonne et heureuse \ie. 11 convient de remarqiier ^jçpl^icneQt que les philosophe^, tout en ayant des opinions différentes sur la nature de3 choses^ sur:la Aroie qui mène à Ja vérité et sur 1<^ bien final auquel nous devons rapporter toutes nos actions,. s'accordent ikHl8«à req^nUfiUre cette division générale, et qua nul4'«Ptre eii^9 de quelque secte qu'il soit, no révoque ça dç^ivte que la nature n'ait une causa, la scien^p unOi métlipdfi» f t la viç uuQ loi. De méj^e chez tout artisan, tvoi^ choses concourent à la production de ses ouvrages :;Ia U(^^un9, r^irt et Tusuge. La nature se fait reconnaître par Ip génie, l'art par l'instruction et l'usage p(^r le fruit *• »

Mais la Trinité divine, qui a répandu dans toutes s^s œuvres l'image. d'elle-même, n'a marqué son empreiute dans aucune de ses créatures plus fortement que daAs l'âme humaine. C'est pourquoi « nous trouvons en nqus une image de Dieu, c'est-à-dire de cetle souveraine Ti^nité, et bien que la copie ne soit pas ég^ie au modèl?, ou, pour mieux dire, qu'elle en soit infiniment éloigu^, puisqu'elle ne lui est ni coéternelle, ni consubstantieUç, et qu'elle a même besoin d'être réformée pour lui ressembler en quelque sorte, il n'est rien néanmoins, entre

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