‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 203 sur 539 · De Civitatc Dei , lib. XI , cap. x · texte numérisé non relu

De Civitatc Dei , lib. XI , cap. x

tous le^ ouy,rag€}§ £}p Dieu, qpi, approche plus prè« de sa nature'. »

Eq ef^t^ m^me d.ap? l!hp.maie,eitprieur se jsoamfeste quelque image de la Trinité» ^^ premièreiifent^ j>ar les' ^oses ipi^mçp . qui ; , ^ont , la perçues au dehors- 1 Car riiomme a.vjUj coij'p^ qui p4^aît;la foi'me de ce corpsi s impriiïie ei[is\iite aa,çiç,le,regard de çelui.qui l'aperçoit; cnnn il y ^ l'effort, .4^ la^ volonl|é qui réuuit l'ua et iVutrè.^ Çependapjt çeSf ijroi^ choses ne sont pas" égales^ entre, elles, nô^ plus qu'elles n'appartiennent point à une seule substance.. Sçcondement, on peut observer diàns V^rne même comme une autre Trinité qui s'v introduit à l'aide des seusalions qui lui. viennent du der hors, c'èst-à-dire trois nouveaux éléments d'une subsr tance uni(j[ue. Il y a effectivement rimagiqation du corps, laquelle est dan s. la mémoire; puis l'Infor^Lation qiie' fpùrnit la mémoire lorsque le regjard de l'esprit se toiirne vei*s elle : et enfin l'effort de la volonté qui unit < l'îine eti autre ^. dafis la perception extérieure, la forme d^ corps est comine le P^rè; le Fils est la vision, et la volonté qui jui^îyiine et l'autre est analogue à l'Esprit-^ Sâu;]iy. De , même, dans le souvenir de la perception sensil)Ie, il y a trois choses : le noaibre, le poids, la mesure. Car dan^ les objets d'où se tirent les perceptions, il^y a une cerUûne mesure ; dans les perceptions ellesmarnes, il y a du nombre, ^i quant à ia volonté qui ubit cl qui ordonne les choses perçues et les percep-*

4 i bè'eivîtàtè Ùei ,' nb. X!, «Ip. xxvi. 2^ ^êi FfiiiîiaAf/Kbl. Xt , bap. Mil.

3. Ibid.t ibid, cap. v. Cf. Sermo LU, cap. vii| Anima iiosira ad imaginem Dei facta.

DK LA'lTài^lfÉ. ^^

tian^ qui les tédûità yné cerlàinie iihîtë, elle est seipblableà un poids '.

> Pbid'M pétiètredànsThomAèlhlènètir; èCpïùsôn y voik'écfatérnmàgè'dek Trinité. ' ' '' * ''''''^^[

•ïi«» Owî î*^ comprendre la Ti^mîté loûfe-pbiss'anteî'. KliCJependatit, qui n'en paHe; slToii peut dire qu'on en* palfle'éatis là comprendre? Je vbuflrdis qtié les nominQ,es' cdnsîdérassent trois choses en euk-mêmeé, trois choses, bien difiéréntessaiis doute dé la Trinité, maïs qi^i peuvent leur âervir à juger et à sentir la différence infinie qtiî^fesèn sépare. Ces trois bhosessoni : être, connaître, vouloir. Je suis sans doute, je feaîs et je veux, le siiis safchatlt et voulant t iè me ^aîs être et vouloir : îe veux être et savoir.

je voudrais leur faire voir dans ces trois choses une" vie indivisible, une même vie, uûe même âriiê , îiiie même essence ; en un mot, distinction âanè séparaùoh. ' Qiïe Thotattie t'entre en lui-même, qu'il se considère! ' qu*îl examine et qu'il me réponde. Mais, cilit-il trouve et reconnu ces analogies, qu^il ne croie pas cependàni avoir compris l'essence de cet être immuable, élevé audessus de toutes choses \ de cet être qui est immuabtêment, qui sait immuablement, et qui veut immuablement. Et qui pourra dire si Dieu est une Trinité, pàrcej que ces trois choses sont en lui, ou si elles se trouveût' toutes trois dans chaque personne? Ou bien est-ce i! la ' fois l'un et l'autre; et dans l'abondante plénitude de son unité. Dieu e^t-il à la fois simple et multiple d'une manière merveilleuse, dans u n cercle sans fin , se divisant tou jours,

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