‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 213 sur 539 · De G€9Uêi ad Lilteram , lib. IV, cap. vi · texte numérisé non relu

De G€9Uêi ad Lilteram , lib. IV, cap. vi

î* Ibid^y ibid. cap. xxit. Cf. De Civitmte Dei, lib. XI , cap. x.

DK LA CRÉATION. 333

artisans que nous voyons chaque jour exécuter leurs travaux matériels. La main de Dieu, c'est sa puissance, ouvrière invisible des choses visibles. Et tout cela ne semble des fables qu*à ceux qui mesurent sur ce que leurs yeux ont Thabitude de voir, la puissance et la sagesse â*un Dieu qui n*a pas besoin de semences pour produire tout et les semences elles-mêmes; comme si les choses même qui tombent sous le regard des hommes, telles que la conception et la naissance, ne leur paraîtraient pas , s'ils n'en avaient Texpérience , plus incroyables encore que Tacte divin de la création ' ! »

Troisièmement, Dieu qui a créé le monde Ta créé directement et n'a point employé d'intermédiaires dans l'acte de la création. Il serait môme sacrilège « de croire ou de dire qu'un autre que Dieu soit le créateur d'un être quelconque, fùt-il mortel et le plus chétif qui se puisse concevoir. Et pour ce qui est des anges, que l'école de Platon aime mieux appeler des Dieux, il est très-vrai qu'ils concourent au développement des êtres de l'univers, selon l'ordre ou la permission qu'ils en ont reçue; mais ils ne sont pas plus les créateurs des animaux que les laboureurs ne le sont des blés ou des arbres^. »

Effectivement, « il y a pour les êtres deux espèces de formes : la forme extérieure, celle que le potier et l'artisan peuvent donner à un corps et que les peintres et les statuaires savent imiter ; il y a ensuite la forme intérieure, qui non-seulement constitue les diverses na-

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