‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 224 sur 539 · Voy. ci-dessus, I, De la Création · texte numérisé non relu

Voy. ci-dessus, I, De la Création

3. De LiberoArbiirio, lib. U\, cap. xil. Cf. Epîslola XCV (408), 8.

4. De Doctrina Christianaj lib. H, cap. xxi. Superstitio mathemalicorum; cap. xxil. Observatio siderum ad cognoscendam vit* aeriem vana.

364 CllAl'iTHE IV.

Au-dessus de la matière, vivent les animaux. Doues d'une &me sensitive, mais privés de la vision intellec* tuelle, ils ne sont capables ni de mérite ni de démérite, et on ne saurait admettre que d'eux à Thomme, non plus que de Thomme à eux, il y ait aucune transmutation '.

Augustin se montre d'ailleurs favorable à la doctrine de la génération spontanée '^. Ajoutons aussi, pour signaler en peu de mots ses pressentiments et ses préjugés en fait de physique, que s*il combat avec sagacité la théorie naturaliste des monstres ', il a le tort de rejeter les antipodes^.

Eufin, au sommet de la création, apparaissent les hommes, qui tous viennent d'un seul homme; et des créatures plus parfaites encore, qui sont les anges.

Reprenons avec quelque insistance ces détails de la création.

Dieu n'est pas la matière, et la matière n'est pas Dieu. Considérer la matière comme Dieu, c'est là une grossière imagination du Manichéisme qu'Augustin a cent fois réfutée.

Le ciel et la terre ont été faits de rien. « Vous avez fait le ciel et la terre. Seigneur, mais non de votre subs*

1« Voy. ci-dessuB : liv. 1, chap. il, 1, De la Nature de l'Ame, cl UI. De la Fin de V Ame.

2. De Civilate Deiy Itb. XV, cap. xxvii. « Sunt alia quippe animalUt, quse de quibutque rébus vel rerum corruptionibus sine concubitu Ua nascitntur, ut postea concumbant et génèrent , ut muscm, «

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