‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 233 sur 539 · Ibid., lib. VI, cap. XIV · texte numérisé non relu

Ibid., lib. VI, cap. XIV

DU TfcMPS ET DES CHÉATUKES. 373

été créées dans une certaine contexture d'éléments; puis elles en sortent aux moments convenables. Car de même que les mères sont grosses de leurs enfants, de même aussi le monde est gros des causes des choses qui naissent ; toutes choses qui n*ont été créées en lui que par cette essence suprême, où rien ne naît et où rien ne meurt, où rien ne commence et où rien ne finit*. » « Sicut matres gravidœ suntfetibus^ sic ipse mundus gravidus est causis nascentium : qtiœ in illo non creantur, nisi ab illa summa essentia^ ubi 7iec oritur^ nec moritur aliquid, nec incipit esse^ nec desinit ^. »

En d'autres termes, « nous afOrmons qu'au commencement des siècles, Dieu a créé tout à la fois toutes choses, les unes dès l'abord pleinement constituées dans leur nature, les autres contenues dans leurs causes. Effectivement, le Tout-Puissant n'a pas seulement fait les choses présentes, mais aussi les choses futures. Il s'est reposé d'avoir fait celles-là, et ensuite, en les administrant et les gouvernant, il a créé aussi Tordre des temps et des choses temporelles. Il a consommé son ouvrage, afin de donner à tous les genres leur achèvement, et il l'a ébauché pour produire la consommation des siècles; de ce qu'il a consommé vient son repos, et de Tébauche qu'il développe la perpétuité de son action^.»

Le monde a donc été créé en abrégé et en puissance, comme un fruit dans sa semence.

c( L'univers tout entier a été à l'origine en semence,

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