‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 289 sur 539 · De Libero Arbitrio, lib. 111, cap. xx · texte numérisé non relu

De Libero Arbitrio, lib. 111, cap. xx

homme de la même manière que le premier homme est né de la poussière. La poussière n'a été pour former Thomme primitif que le principe matériel, au lieu que le père est pour le fils le principe générateur ^ » Telle est même la force du péché , « qu'avant que les membres soient formés, avant que Fâme commence à y pa-^ raître et y soit entrée ; planant en quelque manière audessus des semences émises, il envahit le plus secret des entrailles de la mère, rend coupables ceux qui doivent naître, et, antérieur à leur naissance , saisit leur substance même. C'est là la loi du péché, qui, habitant ensuite dans les membres de Thomme, le rend captif du péché ^. » C'est pourquoi « Tâme ne peut bien vivre qu'en tant que Dieu opère en elle ce qui est bien *. »

Et saint Augustin en appelle du dogme h l'expérience et à la philosophie, où il découvre une manifeste confirmation du dogme. « Que toute la race des hommes ait été condamnée dans sa première origine, cette vie même, s'il faut l'appeler une vie, le témoigne assez par les maux innombrables et cruels dont elle est rempUe.

Effectivement, que veut dire cette profonde ignorance où naissent les enfants d'Adam, principe de toutes leurs erreurs, et dont ils ne peuvent s'affranchir sans le tra-

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