‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 288 sur 539 · De Gratta et Libero Àrbitrio^ liber unus, cap. vi · texte numérisé non relu

De Gratta et Libero Àrbitrio^ liber unus, cap. vi

C'est pour Augustin un dogme indiscutable, « qu'Adam condamné à l'exil après son péché, a enveloppé dans la peine de la mort et de la damnation sa race elle-même, qu'il avait en péchant viciée en lui-môme comme dans sa racine ^ » En conséquence, «de même que, par le délit d'un seul, tous les hommes ont été condamnés, de même, par la justification d'un seul, tous les hommes seront justifiés^. »

« La béatitude, il est vrai, n'a pas été enlevée au premier homme après sa condamnation , à ce point qu'il perdit aussi la fécondité. Car il pouvait naître de sa race, quoique chamelle et mortelle, quelque être qui fût en son genre, pour la terre une beauté et un ornement'. » Mais, d'un autre côté, il est constant « que le premier homme, qui avait été créé afin de ne subir aucune espèce de mort s'il ne péchait point, a été condamné, après avoir péché, à une mort qui sest étendue à toute sa race. Mortel, il ne pouvait engendrer que des mortels, et son crime a si profondément corrompu la nature, que la mort, qui n'était pour lui qu'une punition, est devenue une condition naturelle pour ses enfants. En efiet, un homme ne naît pas d'un autre •

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