‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 293 sur 539 · Enchiridion , cap. xxz · texte numérisé non relu

Enchiridion , cap. xxz

Restitué par 1a grâce, le libre arbitre de déploiera déflnitiveiuent dans son excellence souveraine.

«Il fallait, en effet, que Thomme se trouvât dans une telle condition , qu'il pût vouloir et le bien et le mal; le bien en méritant une récompense, le mal en 8*attirant un châtiment. Mais plus tard il sera tel qu'il ne puisse pas vouloir le mal , et cependant le libre arbitre en lui n'aura point péri. Loin de là, son libre arbitre sera beaucoup plus puissant, parce qu'il ne pourra absolument pas être l'instrument du péché*. »

Augustin n'en a pas moins d'ordinaire un sentiment profond des difficultés qu'on rencontre, lorsqu'on veut concilier la grâce et le libre arbitre.

«( Lorsque nous agitons de semblables matières, écritil, les commencements de raison que peut entrevoir notre intelligence telle quelle , nous laissent dans une pénible aniiété. C'est pourquoi, ne défendons pas la grâce , de telle sorte que nous semblîons supprimer le libre arbitre; et n'affirmons pas non plus le libre arbitre de telle façon qu'une impiété superbe nous rende ingrats envers la grâce de Dieu ^. »

Et encore :

« Il faut prendre garde , ou de défendre la grâce en niant le libre arbitre, ou de défendre le libre arbitre en niant la grâce; car il est constant, d'après le témoi-

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