‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 294 sur 539 · Enchiridiotij cap. cv · texte numérisé non relu

Enchiridiotij cap. cv

2. De Peceatorvm tneritiê et remisttonêj Hb. II, cap. xviir. et Ipsa enim ratio, qux de iiê rébus a talibui qaales sumus iniri potest, quem^ libet nostrum qumrentem vehementer angustaty ne itc defendamxis gtortiam, ut liberum arbitrium auferre videamuf; rursus^ ne Uberum sic asseramus arbiiriumf ut superbajmpietate ingtatiDei gratix }udieemur, »

DB LA UBEITÉ BT MB LA GRACB. iBD

gnage des Écritures, que le libre arbitre de la tolonté est inhérent à l'homme; et les mêmes Ëoritures en-« seignent divinement que la grâce de Dieu nous a été donnée , sans laqueUe nous ne pouvons rien fidre de bien ^ » Telle est la foi véritable.

« La foi catholique consiste à ne pas nier le libre arbitre I soit pour bien vivre, soit pour vivre mal; et à ne pas croire qu'il puisse quelque chose sans la grâce» soit pour se convertir au bien , soit pour y persévérer , soit pour parvenir au bien éternel, où Ton ne craindra plus de défaillir. Ne vous écartez ni k droite ni à gauche. . • Ne défendez pas de telle sorts le libre arbitre que vous lui attribuiez des bonnes œuvres sans la grâce, et ne défendez pas de telle sorte la grâce, que vous tenant assurés d'elle, vous vous livriez au mal '» b

Pour affirmer le libre arbitre, le Pélagianisme a nié la grâce. Voyons comment Augustin , de son côté , a cru devoir, sans nier le libre arbitre, affirmer la grâce.

Le Pélagianisme peut, ce semble, se ramener aux points suivants:

La nature n'a pas besoin de médecins dans les eo^ fants, parce qu'elle est saine.

Elle n'a pas besoin du secours de la grâce dans les

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