De Spiritu et Littéral lib. I, cap, xxx
2. De Nupliis et Concupisceniiaf llb. II, cap. m. Cf. Epistola CLXXV, Patres concilii Carthaginiensis, Innocentio pontifiai B.omanOf de actis advertus Pelagium et Celestium (416); Contra JuUanum Pelagianum, llb. IV. cap. m (421).
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sauvés par lui, en quelque temps et en quelque lieu du monde qu'ils aient vécu ^ »
Toutefois Augustin professe que c'est à la faveur céleste plutôt qu'à leur volonté qu'il convient de rapporter les vertus des infidèles. Encore, ne sont-ce pas là de vraies vertus, mais plutôt des péchés éclatants, splendida peccata. L'évêque d'Hippone déclare en effet qu'il n'y a pas de vertu dans un homme s'il n'est juste, et qu'un homme n'est point juste, s'il ne vit de foi. Tout au plus, comme la droite nature ne peut être absolument corrompue, accorde-t-il que les païens ont pu faire quelques bonnes actions qui allègent leur châtiment. Car tous les supplices ne sont pas également rudes.
a Contre la doctrine de la grâce, on nous oppose les exemples des impies, que Ton dit avoir abondé en vertus, tout étrangers qu'ils étaient à la foi. On rappelle que sans le secours de la grâce et laissés au seul bien de la nature, on les voit, quoique esclaves des superstitions, par les seules forces de leur liberté innée, se montrer fréquemment et miséricordieux, et modestes, et chastes et sobres
Loin de nous la pensée de reconnaître dans un homme une vraie vertu, s'il n'a été juste! Et loin de nous la pensée de reconnaître qu'il soit vraiment juste, s'il ne vit de foi 1
Qui pourrait, par conséquent, parmi ceux qui veulent passer pour chrétiens, qui pourrait, à l'exception des seuls Pélagiens, tenir pour juste un infidèle, tenir pour juste un impie, tenir pour juste un esclave du démon ;