De PeccûtQTim meritU ei remUnoM, lib« II, cap. v
par laquelle la loi est observée ; le libre arbitre n*est pas annulé , mais établi par la grâce , parce que la grâce guérit la volonté , d'où naît le libre amoiu* de la justice ^ D
a Vous vous trompez, ou vous cherchez à nous trom«per, écrit encore Augustin s'adressant à ses ad ver* saires. Nous ne nions pas le libre arbitre, nous reconnaissons les uns et les autres que les hommes sont libres et que Dieu est le créateur des enfants. Ce n'est pas par là que vous êtes Célestiens ou Pélagiens.
Ce que vous dites» c'est que l'homme est Ubre pouf faire le bien sans le secours de Dieu, et que les enfants sont participants du royaume céleste, sans avoir été délivrés de la puissance des ténèbres.
C'est par cet endroit que vous êtes Célestiens et Péla« giens ^. y>
Mais quoi 1 avant le règne de la grâce, n*a-t-on pas vu briller d'admirables vertus ? Et les païens ne se sontils pas illustrés par de mémorables exemples?
a La volonté de Dieu, répond Augustin, n'a jamais manqué de se faire connaître aux hommes justes et
pieux Tous ceux donc qui, ayant cru en lui depuis
le commencement du monde, et en ayant eu quelque connaissance, ont vécu dans la piété et dans la justice en gardant ses préceptes, ont été sans aucun doute