‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 308 sur 539 · De Civitate Dei^ lib. XXI, cap. xii · texte numérisé non relu

De Civitate Dei^ lib. XXI, cap. xii

A la vérité, de l*aveu de saint Augustin, « c'est le fait de la volonté propre, que de consentir à la vocation de Dieu^ ou d'y résister', n II n*hésite pas non plus à déclarer « que la puissance de Dieu ne va point jusqu'à porter un homme malgré lui soit au mal soit au bien ^. i» Mais il ajoute aussitôt que, «si Dieu abandonne les hommes, ils vont au mal suivant leurs mérites, et que par le secours de Dieu , sans mérites, ils sont convertis au bien. L'homme, en eiFet, n'est pas bon s'il ne le veut pas ; mais la grâce de Dieu lui est un indispensable secours, même pour le vouloir '. m Et l'évéque d'Hippone en vient à écrire cette phrase si célèbre et si controversée ^, quoique si claire : a L'infirmité de la volonté humaine a été secourue de telle sorte , que la grâce di^ vine agit sur elle d'une manière indéclinable et insurmontable ; et qu'ainsi, quoique infirme, elle ne défaillit point et ne succombât à aucune force contraire ^. »

La grâce, aussi bien, est une délectation. Et de tous temps, saint Augustin a professé que la délectation la plus forte détermine irrésistiblement nos actions : « Quod amplius nos délectai^ secundum id operemur necesse est^. »

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