Epistolm ad Galaïas txpositienii liber onof, 49 (S
478 CUAPITBE V.
Triomphante enfin, la grâce est justifiante.
« Dieu n'a pas seulement donné à Thomme le libre arbitre , sans lequel on ne vit ni bien ni mal; il ne lui a pas seulement donné les préceptes , par lesquels il sadie comment il faut vivre; mais, par TEsprit-Saint, il a répandu la charité dans les cœurs de ceux dont il a fait, dans sa prescience, des prédestinés, qu'il a prédestinés pour en faire des élus, dont il a fait des élus pour les justifier, qu*il a justifiés pour les glorifiera »
Tel est le dernier mot de Tévôque d'Hippone sur ce délicat problème de la grâce. Si on lui demande a pour* quoi Dieu secourt celui-ci et ne secourt pas celui-là; celui-ci autant, et celui-là moins ; Tun d'une manière et Fautre d'une autre », il répond <x que Dieu seul connaît les raisons de sa secrète équité, et que son pouvoir eieellent ne relève que de lui'. )»
n remarque que Dieu ne doit rien aux hommes, et que 8*il plaît à sa miséricorde d'en retirer un grand nombre de la perdition qu'ils ont tous méritée , il ne serait pourtant nullement injuste, alors même qu'il n^en délivrerait aucun '•
1. De Spiritu et Littera, cap. v. Cf. Liber de Prxdestinatione Sanc» lorirm, cap. xyii. « Electi sunt itaque ante mundi constitutionem ea prmdestinatiofM, in qua Deus sua Jutura facta prmscrivit : electi sunt autem de mundo ea vocaîtonSf qua Deus id quod prxdestinavit, implevit, Quos enim prmdestinavit, ipsos et vocavit, illa scilicet vocations secundum propositum : non ergo alios, sed quos prsedestinavit, ipsos et voca*» vit t née alios, sed quos ita vocavit^ ipsos et justificavit ; nec o/iot, sed quos prMdestinavit , vocavit , justificavit , ipsos et glorificavit (Rom. VIII, 30); Hio utiquefine qui non habetfinem, •