De Beata Yita, cap. iv
bieo et qui le possède ; celui-là est malheureux qui veut le mal et qui robtient '. »
Or, quel est le bien de l'homme? Est-ce le corps? Évidemment, non. Est-ce Tâme? L'âme n'est pas à ellemême son propre bien, quoiqu'elle soit le bien du corps. <i Si donc l'âme est le bien du corps, parce qu'elle est meilleure que le corps; lorsque l'homme cherche son bien, il doit chercher ce qui est meilleur que son âme ^. » Et il n'y a que Dieu qui soit meilleur que l'âme. (( Celui donc qui possède Dieu, est heureux *• »
Quiconque s'attachera à ces principes, comprendra sans difficulté, d'une part, comment les hommes se divisent dans leur recherche passionnée du bonheur ; d'autre part , comment, à travers leurs divagations contraires, ils poursuivent, sans le savoir, un môme but.
Encore une fois, a tout homme, quel qu'il soit, veut être heureux. Il n'y a personne qui ne le veuille, et qui ne le veuille de telle sorte qu'il le veuille plus que tout le reste; bien plus, quoi qu'il veuille, il ne le veut qu'à cause de cela seul *. »
Mais si ce fait est constant, il y en a un autre qui ne Test pas moins.
« Les hommes sont entraînés par des passions diverses, et tandis que l'un désire une chose, l'autre en