‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 378 sur 539 · Mie/,, lit). XXll, cap. T · texte numérisé non relu

Mie/,, lit). XXll, cap. T

Et qu'on ne se fasse point de Téternelle félicité des images grossières, a Non, ce nç sera plus comme dans le siècle présent, ce ne sera plus dans la volupté que procure Tattouchement des corps, ni dans les saveurs du palais et de la langue, ni dans la suavité des parfums, ni dans Tagrément des sons qui passent, ni dans les formes diversement colorées des corps, ni dans les vanités de la louange humaine, ni dans une épouse et une progéniture mortelle, ni dans la superfluité des richesses, ni dans les recherches de ce siècle, soit qu'elles s'étendent dans l'espace, soit qu'elles se développent dans le temps ; ce sera en Dieu ' , unie éternellement au vrai Dieu par un chaste amour, sans être toutefois coéternelle à lui, que se réjouira la cour des âmes et des intelligences célestes qui composent la Cité sainte*. »

Comment, d'ailleurs, décrire le Sabbat éternel et l'éternelle félicité de la Cité de Dieu? « Tout mal y aura disparu ; aucun bien n'y sera caché, et on n'aura qu'à y chanter les louanges de Dieu, qui sera tout en tous. Là, régnera la véritable gloire, loin de l'erreur et de la flatterie. Là, le véritable honneur, qui ne sera pas plus refusé à qui le mérite que déféré à qui ne le mérite pas ; nul indigne n'y pouvant prétendre dans un séjour où le mérite seul donne accès. Là enfin, la véritable paix, où Ton ne souffrira rien de contraire, ni de soi-même, ni des autres. Celui-là môme qui est l'auteur de la vertu en sera la récompense, parce qu'il n'y a rien de meilleur

I • Enarratio in Psalmum IX , 3.

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