Diat. advcrs, Luc, cap. xix
2. Voy. GinouWh^c, Histoire du dogme catholique, 2 \o\, in-S**, Paris, 1852, t. I, |)ag. 285. Cf. Bergîer, Dictionnaire de théologie. Parlé. 1817. Plnquet, Dlrtiùnnnirr des hérésiex, f/r,, Paris, 1845.
PUÉFACË. V
nière, puis développé les racines psychologiques, c'est-à-dire les racines vivantes de la foi, « L'Église , écrit Bossuet , se reposa comme d'un commun accord sur saint Augustin de l'affaire la plus importante qu'elle ait peut-être jamais eu à démêler avec la sagesse humaine. L'hérésie pélagienne étant parvenue au dernier degré de subtilité et de malice où pût aller une raison dépravée, on ne trouva rien de meilleur que de la laisser combattre à saint Augustin durant vingt ans. . • Durant ces fameux combats, le nom de saint Auguatin n'était pas moins célèbre en Orient qu'en Occident... On acquérait de Tautorité en défendant sa doctrine. Les disciples de saint Augustin étaient les maîtres du monde*. wLe langage de Bossuet est le langage même de l'histoire. Or, si Ton cherche d'où est venue à saint Augustin cette supériorité triomphante, peut-être n'est-il point téméraire d'affirmer que l'évêque d'Hippone ne s'est montré aussi grand que parce que le théologien en lui a été préparé, formé, soutenu par le philosophe. Fénelon, parlant de saint Augustin, va même jusqu'à dire« qu'il le croirait bien plus que Descartes sur les matières
1. OEnvrcs complètes, Poissy, 1846, I. m, p. 445 Cl suiv. ; Difcnse de la tradition tl des saints Pères, liv. V, cli. Xlii, XXI.