Confessionum lib. IV, cap. xvi
comme les accidents sont dans les substances, par exemple, dans les corps *. »
Toutefois, Augustin ne laissa pas que de devoir plus tard au fondateur du Péripatéticismed*utiles données. Il serait difficile, il est vrai, de désigner avec précision quels furent, outre les Catégories^ les autres ouvrages du Stagirite dont les traductions tombèrent sous ses yeux . Peutêtre aussi serait-il téméraire d'affirmer qu'il lut dans des traductions latines les nombreux commentaires de Tbémistius sur Aristote^. Mais nul doute qu'il n^ait connu plus amplement les doctrines du philosophe grec soit par Cicéron, soit surtout par Plotin, dont les écrits en sont si profondément imbus*. C'est ce qu'attestent d'assez nombreuses traces de Péripatéticisme répandues dans les compositions de l'évêque d'Hippone.
Ainsi, c'est à Aristote qu'Augustin parait avoir emprunté, sinon intégralement, du moins en partie :
1° Ses conceptions sur les différences des choses;
2** Sa théorie célèbre de la forme et de la matière ^;
3** Le complément des vues que déjà lui avait suggérées Platon sur l'éternité et le temps ;
4° Sa définition de l'âme, quoiqu'il combatte Aristote en tant qu'il suppose, et à tort,qu'Aristote a défini l'âme une quintessence ^ ;