Ibid,, lib. XMI, cap. xi
5° Sa théorie des évolutions de Tàme : vie séminale, vie sensible, vie intellectuelle ;
6o Sa théorie de la connaissance, du sens interne ou sixième sens, des sensibles propres et des sensibles communs, de la mémoire, de l'imagination, de la réminiscence ;
7* L'idée d'une sagesse, lumière supérieure de l'âme, et faculté nécessaire qui se développe en elle ;
S*' Quelques-unes de ses maximes les plus élevées sur la morale ; par exemple, ce précepte qu'il faut vivre conformément à la partie dominante de notre être, c'est-àdire à la raison ; la théorie du milieu ou de la juste mesure * ; la distinction des biens en grands, moyens et petits, et aussi, par malheur, l'inspiration générale de sa théorie de l'esclavage ;
9** Sa doctrine de la sociabilité de l'homme, et nombre de ses énonciations les plus sûres touchant la constitution des sociétés.
Mais nous arrivons enfin aux véritables maîtres d'Augustin, qui sont les Néoplatoniciens, quoiqu'il efface la dénomination qui leur est propre sous le terme génér rique de Platoniciens, comme il a fait celle de Péripatéticiens et d'Académiciens^.
Et par Platoniciens, Augustin entend expressément Plotin, Porphyre et Jamblique, que lui ont permis de connaître les traductions du rhéteur Victorin.
« Les plus célèbres Platoniciens entre les Grecs,
1. Voy. ci-dessus, Ht. 1 , chap, vi, I. Du Bonheur et du Souverain Bien»