‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 409 sur 539 · Cf. De Civiiate Dei, lib. VIU, cap. xii · texte numérisé non relu

Cf. De Civiiate Dei, lib. VIU, cap. xii

écrit-il, sont Plotin, Jambliqiie et Porphyre; joignons à ces Platoniciens illustres TAfricain Apulée, également versé dans les deux langues, la grecque et la latine * . »

Jamblique n'est nonsmé qu'une fois par Augustin, et dans le passage même que nous venons de rapporter. C'est de Plotin surtout qu'Augustin procède, et de Porphyre.

Aux yeux, de l'évêque d'Hippone, Plotin n'est rien moins que le continuateur de Platon, presque un autre Platon.

tt Le philosophe Plotin, de récente mémoire, qui passe pour avoir mieux que personne entendu Platon *. »

t( Cette voix de Platon, la plus pure et la plus éclatante qu'il y ait dans la philosophie, s'est retrouvée, dans la bouche de Plotin, si semblable à lui, qu'ils paraissent contemporains, et cependant assez éloigné de lui par le temps, pour que le premier des deux semble ressuscité de l'autre '. »

Après de tels éloges, on ne saurait s'étonner des emprunts directs et fréquents qu'Augustin a faits à Plotin ; ou plutôt ces emprunts mêmes expliquent l'admiration de révoque d'Hippone pour l'auteur des Ennéades, C'est ce qu'a récemment constaté avec une rigoureuse exac- ^«

titude de textes le fidèle traducteur de cet ouvrage ^

Kn premier lieu, quoique Augustin rejette la mé-

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