‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 43 sur 539 · De Vera Relig{one,ctip,i · texte numérisé non relu

De Vera Relig{one,ctip,i

2. Retract, lib. 1, cap. xiii. « Nam rcs ipsa qux nunc christiana religio nuncupatur, erat apud antiquos nec defuit ab initio (jeneris hti» mani, quoiuque ipse Christut veniret in carne, unde rern religio qux jam erat, cœpit appeUari christiana. »

cipe sans principe, que ce principe est rinielligence souveraine, et que de lui découle immédiatement notre salut. Or, c'est là le Dieu tout-puissant et trois fois puissant, Père, Fils et Saint-Esprit, qu'enseignent les mystères vénérables, dont la foi sincère et inébranlable délivre les peuples, sans les abêtir, comme plusieurs l'affirment; sans les avilir, comme d'autres le prétendent ^ »

La philosophie est l'amour de la sagesse. L'amour de la sagesse consiste à connaître Dieu, qui est la lumière éternelle et infinie de la vérité, en même temps qu'à connaître notre âme, qui est un œil spirituel et un cœur créé pour voir et embrasser le soleil invisible de la vérité, dont elle est l'image. De la sorte, «toutes les questions de la philosophie se ramènent à deux ; l'une a l'àme pour objet, l'autre Dieu. La première nous révèle nousmêmes à nous-mêmes, la seconde nous révèle notre origine. Celle-là nous est plus douce, celle-ci est plus sublime; celle-là nous rend dignes de la vie heureuse, celle-ci nous rend heureux. »

Ce n'est pas qu'Augustin ne rappelle la division vulgaire de la philosophie en physique ou science de la nature; logique ou science de l'entendement; éthique ou science des mœurs.

Mais s'il la rappelle, c'est pour la réduire à des termes beaucoup plus simples et non pour la suivre.

Cette division en effet correspond aui trois grands problèmes que l'homme se pose en face de l'univers et de lui-même :

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