‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 42 sur 539 · In Psaimum L\\\, Enarratio · texte numérisé non relu

In Psaimum L\\\, Enarratio

aussi les lacunes, les ténèbres de leur science, de même que rinefScaciié, le vide, le mensonge de leurs vertus.

La vraie, la pure philosophie ne sépare point de la croyance aui mystères les conceptions de la raison. Bien plus, « le salut du genre humain est à ce prix {quod est humanœ salutis caput) que Ton ne considère point la philosophie, c'est-à-dire Vamour de la sagesse, comme une chose, et la religion comme une autre chose' ; » car «la religion chrétienne, dont la connaissance et l'observance sont la voie certaine du salut, n'est actuellement nouvelle que de nom. Cette religion en elle-même, laquelle est maintenant appelée chrétienne, existait chez les anciens; elle a subsisté depuis Torigine du genre humain, jusqu'à ce que le Christ venant à revêtir notre chair, la vraie religion qui existait déjà, a été, à cause de l'incarnation du Christ, appelée chrétienne ^. y>

En résumé, a enveloppés par l'obscurité des choses, une double voie s'offre devant nous : la voie de la raison et la voie de l'autorité. La philosophie promet la raison et c'est à peine si elle délivre le très-petit nombre de l'erreur ; encore oblige-t-elle ceux-là môme non-seulement à ne point mépriser les mystères de la foi, mais à les comprendre uniquement comme ils doivent être compris. Non, la vraie philosophie, la philosophie, pour ainsi parler, qui n'est pas adultère, n'a point d'autre o£Bce que d'enseigner que tous les êtres ont un prin-

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