‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 443 sur 539 · Defensio, p · texte numérisé non relu

Defensio, p

subjicianty hoc tamen postulat eorum vocatio, ne impu^ ris ac petulantibus linguis lacerare permittant sacrum Dei nomen, ejusque cultum pessumdari sinant '. »

« C'est excellemmeDt qu'ici encore Augustin observe que si on terrifie les adversaires de la foi sans les instruire, il semblera qu'on exerce sur eux une injuste domination. Mais d'un autre côté, ajoute-t-il, si on les instruit sans les terrifier, endurcis par des habitudes invétérées, ils seront plus lents à entrer dans la voie du salut... On objecte qu'il n'y a rien de moins convenable que de forcer violemment les hommes à la foi, laquelle consiste dans une obéissance d'inclination. Pour moi, sans reproduire tout ce qu^Augustin a dit de vrai et de profondément raisonnable contre cet argument, à savoir que c'est utilement que l'on entraine malgré eux ceux qui luttent contre Dieu, afin que, soumis par le châtiment, ils s'approchent spontanément de Dieu; je réponds que, pour protéger l'intégrité de TÉglise, il y a un autre usage du glaive que celui qu'on en fait, en forçant à croire ceux qui errent. Car alors même que nous accorderions qu'il n'est pas au pouvoir et en la volonté des princes de pénétrer par leurs édits dans les cœurs des hommes, afin que ceux-ci embrassant docilement la doctrine du salut se soumettent à Dieu ; leur vocation exige cependant qu'ils ne permettent pas que des langues impures et insolentes déchirent le saint nom de Dieu et qu'ils ne laissent point son culte s'avilir. »

Déraisonnable et inhumaine doctrine, contre laquelle s'éleva la seule voix du persécuté Castalion, et que Théo-

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