Voy. les Mémoires de Saint-^imany pa$sim
saint Augustin n'est point étranger à Tauteur même des EssaiSy comment aussi ne pas reconnaître, à chaque ligne, dans les Pensées de Pascal, Tesprit de saint Augustin? Que Pascal disserte sur la déchéance et la dignité de rhomme ou sur la concupiscence et les deux amours qui le divisent * ; sur Feicellence de la vérité ou sur la nécessité d'écouter tour à tour et de soumettre la raison, de la suivre et de la désavouer^; sur la vanité des systèmes ou sur leur insuffisance' ; sur la certitude formidable de la mort ou sur la nature du temps, ses paroles ne sont-elles pas un écho des paroles mêmes de révoque d'Hippone? Ou encore, que Pascal soupire après « la Jérusalem céleste, » ou qu'il s'écrie : a Qu'il est beau de voir par les yeux de la foi, Darius et Cyrus, Alexandre, les Romains, Pompée et Hérode agir, sans le savoir, pour la gloire de l'Evangile*! » N'aura-t-il pas dans cette pensée unique condensé tout l'esprit de la Cité de Dieu? Et enfin, lorsqu'il considère <( toute la suite des hommes pendant le cours de tant de siècles comme un même homme qui subsiste toujours et