‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 65 sur 539 · Df Vern Rftifiioni',oa\\. xxx. xx\i · texte numérisé non relu

Df Vern Rftifiioni',oa\\. xxx. xx\i

Je VOUS ai aimée trop tard, beauté si ancienne et si nouvelle, je vous ai aimée trop lard. Vous étiez au dedans de moi, et moi dehors, et c'est là que je vous cherchais; je me répandais dans vos ouvrages, et mon âme s'enlaidissait au contact de leur beauté. Vous étiez avec moi, mais je n'étais pas avec vous. Et ces choses me retenaient loin de vous, elles qui ne seraient point si elles n'étaient en vous *. » D'un autre côté, « cette loi qui s'appelle la raison souveraine, à laquelle il faut toujours obéir; par où les méchants méritent une vie misérable et les bons une vie heureuse ; qui fonde les lois positives et qui justifie leurs changements; cette loi peut-elle être entendue autrement qu'immuable et éternelle? — Que dire, en un mot, de cette notion de loi étemelle, qui est imprimée dans nos âmes, sinon, autant que le permet le langage humain, qu'elle est la loi de l'ordre universel^. »

Cependant, toutes ces vérités, au fond^ ne sont qu'une seule et môme vérité, quelle que soit la diversité des jugements que portent les hommes.

« De môme, en effet, que sont nombreux et variés les objets que les hommes aperçoivent à la lumière du soleil, et parmi lesquels ils peuvent choisir, tandis que cependant la lumière est une qui les éclaire et leur permet de fixer leur regards, de même quoiqu'il y ait une grande variété de biens qui s'offrent au choix de l'homme et lui donnent un avant-goût du souverain bien , il peut

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