‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 66 sur 539 · Confeuionum lib. X, cap. xx?!, xxvii · texte numérisé non relu

Confeuionum lib. X, cap. xx?!, xxvii

2. De liberu Arhitrio, lib. 1, cap. vi. Cf. De Ttinilate, lib. XIV, «•ap. XV. Vo.vi'z ci-après, liv. 1, cliap, vi, II. De la coucupUcnice et de lu verfu.

se faire néanmoins que la lumière de sagesse où s'aperçoivent tous ces biens, soit une et commune à tous ceux qui sont sages ^ )»

« L*esprit de sagesse, il est vrai, est dit multiple dans les saintes Écritures , parce qu*il contient en soi beaucoup de choses; mais tout ce qu'il a, il Test, et toutes ces choses ne font qu'un. Il n'y a pas en effet plusieurs sagesses, mais une seule sagesse, dans laquelle sont les immenses et infinis trésors des choses intelligibles, invisibles et immuables raisons des choses même visibles et changeantes^. »

Ainsi, il n'y a qu'une sagesse. Dieu est la lumière qui nous éclaire sans l'entremise d'aucune créature. En lui nous cobnaissons les idées, c'est-à-dire tout ce qui est, les principes et les êtres, et nous-mêmes, et, en une certaine façon, les corps.

«c C'est parce que les choses que vous avez faites existent, ô mon Dieu, répète Augustin, que nous les voyons; mais c'est parce que vous les voyez qu'elles existent ^ » « En vous subsiste la cause stable et permanente de toutes les choses qui sont le plus sujettes à l'instabilité, l'origine immuable de toutes celles qui sont le plus sujettes aux changements, les idées et les raisons éternelles et vivantes de toutes celles qui ont le moins de durée et qui sont même privées de vie et de raison*. »

H va sans dire qu'Augustin ne commet point l'erreur

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