III. DRS NOMBRRS
Les idées fondent la certitude. Elles nous élèvent audessus de la région des sens et du changement ^re rinvisible et vers Timmuable. Tous les êtres en eféi correspondent à une idée générale, laquelle, antérieure aux êtres, subsiste alors même que les êtres ont disparu.
Ce n*est pas tout. Si les êtres ont une essence qui est leur idée et par où nous les connaissons, les êtres se comptent et il y a dans tout être une mesure, une harmonie, un nombre. Or, indépendamment des êtres qui sont comptés et qui réalisent la mesure, Tharmonie, le nombre, il est possible et il est utile de considérer les nombres. Car, par les nombres, se manifestent en nous le spirituel, Fimmuable, Tintelligible et le certain. « Je voulais, écrivait Augustin au milieu de ses plus grandes perplexités, je voulais devenir aussi certain des choses invisibles que je Tétais que trois et sept font dix. Je n'étais pas encore assez insensé pour penser que cette vérité même n*est pas évidente; mais je voulais a^oir sur tout le reste la même lumière que sur cette vérité tant sur les choses corporelles que mes sens ne pouvaient atteindre, que sur les spirituelles, dont je n'avais que des idées corporelles '. » Et encore : a En assurant que deux et deux font quatre, non-seulement on est assuré de