IF. DE LA MBMOIHB ET DE L'IHAGINATION
L*esprit humain qui conçoit la vérité, s*en souvient après ravoir perçue.
« Je découvre dans Tesprit humain deux choses, écrit Augustin, la mémoire et la pensée, qui est comme Fœ*! et le regard de Tâme. Vous voyez, vous percevez par les yeux quelque chose, et vous livrez à la mémoire ce que vous avez perçu ; ce que vous livrez à la mémoire reste au dedans, et y reste caché comme dans un grenier, comme dans un trésor, comme dans un lieu intime et secret. Cependant votre pensée se porte ailleurs et ailleurs aussi votre attention ; ce que vous avez vu D^en demeure pas moins dans votre mémoire, et si cela même n'est pas vu par vous, c'est que votre pensée se dirige vers un autre objet*. »
n y a plus : apprendre n'est, en quelque manière, que se ressouvenir.
De là, la mémoire et la réminiscence. Or, on peut affirmer qu'il ne se rencontre point dans toutes les œuvres de saint Augustin, de théorie philosophique qu'il ait plus approfondie que la théorie de la mémoire. Les vues neuves et ingénieuses, les délicatesses et on dirait presque les subtilités et les recherches, les vives images et les descriptions animées font des pages qu'il a consacrées à ce sujet, en apparence assez borné, quel*