‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 93 sur 539 · Epist,\\\, Nebridin, cap. ii · texte numérisé non relu

Epist,\\\, Nebridin, cap. ii

162 CUAPITRE I.

Dans cette même classe se raDgent aussi toutes les fictions, sous le voile desquelles les sages ont caché quelque vérité, ou tout ce que la folie ou la superstition des hommes leur a fait accepter pour vrai, comme le fleuve infernal Phlégéton... Tessieu par où Ton suppose que la terre est percée du midi au nord, et tourne en équilibre avec le ciel , et une infinité d'autres chimères nées de l'imagination des poètes et des hérétiques. Il faut encore y ajouter toutes les hypothèses auiquelles on a parfois recours en raisonnant ; comme si Ton disait : supposons qu'il y ait trois mondes Tun sur Tautre, tels que celui-ci, ou que la terre soit carrée, et ainsi du reste.

Enfin, à la troisième classe se rapportent les images qui se forment en nous par Tétude des nombres et des dimensions; les unes ont dans la nature quelque chose qui leur correspond comme quand à force de penser et de raisonner on découvre quelle est la figure du monde, et qu'on se la représente telle qu'elle est réellement ; les autres reproduisent simplement ce que nous avons appris, ou par des figures dans l'étude de la géométrie, ou par les valeurs et la cadence des sons, dans l'étude de la musique, ou par une infinité d'autres proportions qui se trouvent dans les nombres '•

Ainsi, non*seulement Augustin ne réduit pas l'imagination à l'Imaginative, il l'élève même aundessus de la fantaisie, c'est-à-dire de l'Imaginative qui combine, et lui reconnaît, en certains cas, un objet purement intellectuel. Toutefois, on ne doit pas s'y tromper. Que

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