De Trinitaie^ lib. Hl, cap. Il, et Ub. X, cap. xi
2. De Continentia t lib. unus, cap. viii. Voyci ci-après Hv. I. ch v, I. Deia liber lé hnmaine et du malt
D£ LA NÂTDRE DE l'aMË. 169
naître. Autrement, on serait conduit à voir dans le fœtus une sorte de monstre à figure humaine et que la résurrection attendrait avec les autres âmes.
Ainsi les considérations générales d'Augustin, sur rame , aboutissent , comme on devait le présumer, à une étude de Tâme humaine en particulier.
Cette étude, manifestement, est fort compleie, et nombre de questions peuvent être posées touchant Tâme humaine. Yoici, d'après Augustin, les principales. On peut se demander :
Quelle est l'origine de l'âme?
Quelle est sa nature?
Quelle est sa grandeur?
Pourquoi elle a été unie à un corps ?
Quelles modifications elle subit, lorsqu'elle s'unit à un corps?
Ce qu'elle devient lorsqu'elle quitte le corps * ?
Tout intéressantes qu'elles soient, considérées séparément, ces questions se ramènent, en définitive, à trois, auxquelles s'attache expressément saint Augustin. La première consiste à savoir ce qifil faut penser de l'origine des âmes , qui , après la création du premier homme, sont ou ont été données aux autres hommes. La seconde a pour objet d'établir que l'âme est esprit et non pas corps ^. La troisième concerne la fin de l'âme.
Et d'abord, il s'agit de rechercher si Tâme est spirituelle.