Ibidem, p
ces, enfantent les religions et les philosophies ^
Reste la question de la méthode à mettre en œuvre, c'est-à-dire de l'ordre à établir dans cette série d'opérations par lesquelles nous arrivons à pénétrer le secret des choses, à comprendre le sens de l'univers.
La méthode impose une double discipline ; la première est analytique, la seconde est ,abstractive. L'analyse doit porter d'abord sur les mots. Or, « analyser... c'est traduire. Traduire, c'est apercevoir sous les signes des faits distincts ^. »
L'idée générale, en effet, n'est qu'un mot par lequel nous désignons une qualité commune à plusieurs choses. Le premier pas que nous ayons à faire consiste donc à nous rendre un compte exact de la chose désignée par le mot. C'est là le point capital : car, avant la traduction, nous raisonnons à l'aveugle ; après la traduction, nous avançons « avec une certitude presque mathématique, d'équation en équation ^. »
Après avoir analysé les mots, il faut analyser les choses ; pour analyser le mot, je l'ai traduit»