Vie, T. III. — Ibidem, p
reils que les autres sociétés brandissent à la frontière, ensuite contre les couteaux que les mauvaises passions ne cessent jamais d'affiler à rintérieur \ »
Rien de mieux si cette épée ne s'emploie à rien d'autre qu'à défendre. Mais c'est là tout ce que l'Etat peut et doit faire : assurer la protection au dehors et au dedans.
Quant à la forme de son gouvernement, elle importe peu,
« Oligarchique, monarchique, ou aristocratique, la constitution n'est qu'une machine, bonne si elle atteint son but — l'intérêt public, — mauvaise si elle ne l'atteint pas, et qui, pour l'atteindre, doit, comme toute machine, varier selon le terrain, les matériaux et les circonstances. La plus savante est illégitime, là où elle dissout l'Etat ; la plus grossière est légitime là où elle maintient l'Etat ^. » « Le vrai gouvernement est celui qui est approprié à la civilisation d'un peuple ^ »
Le principe de la réduction des prérogatives de l'Etat aux limites des nécessités de sa mission domine toute celte matière. Sa mission,