‹ La philosophie de Taine: essai critiqueChapitre 159 sur 181 · Phil. de VArt, T. II, pp. 284 à · texte numérisé non relu

Phil. de VArt, T. II, pp. 284 à

taire et stable, ce livre est plus ou moins beau * » ; et « toutes choses égales d'ailleurs, Tœuvre qui exprime un caractère bienfaisant est supérieure à l'œuvre qui exprime un caractère malfaisant. Deux œuvres étant données, si toutes deux mettent en scène, avec le même talent d'exécution, des forces naturelles de la même grandeur, celle qui nous représente un héros vaut mieux que celle qui nous représente un pleutre... ^ »

« Telle est la double échelle d'après laquelle se classent à la fois les caractères des choses et les valeurs des œuvr^es d'art. Selon que les caractères sont plus importants ou bienfaisants, ils ont une place plus haute, et mettent à un rang plus haut les œuvres d'art par lequelles ils sont exprimés...

« Tantôt le caractère est une de ces puissances primitives et mécaniques qui sont l'essence des choses : tantôt il est une de ces puissances ultérieures et capables de grandir, qui marquent la direction du monde ; et l'on comprend pourquoi l'art est supérieur, lorsque, prenant pour objet la nature, il manifeste tantôt quelque portion profonde de son fonds in-

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