Hist. Litt Angl., Préface, pp. iv-v
tenir la permanence de ses effets, soit pour modifier, dans des conditions nouvelles, les résultats acquis, et pour coopérer avec les forces du dedans à la production des événements sociaux ^
L'influence du climat est donc prépondérante ; il n'y a pas de plus grande puissance.
« L'air et les aliments font le corps à la longue ; le climat, son degré et ses contrastes produisent les sensations habituelles, et à la fin la sensibilité définitive : c'est là tout l'homme, esprit et corps, en sorte que tout l'homme prend et garde l'empreinte du sol et du ciel.. /Imaginez le paysan qui vit toute la journée en plein air, qui n'est point, comme nous, séparé de la nature par l'artifice des inventions protectrices et par la préoccupation des idées ou des visites. Le ciel et le paysage lui tiennent lieu de conversation ; il n'a point d'autres poèmes ; ce ne sont point les lectures et les entretiens qui remplissent son esprit, mais les formes et les couleurs qui l'entourent >11 y rêve, la main appuyée sur le manche de la charrue; il en sent la sérénité ou la tristesse, quand le soir il rentre assis sur son cheval, les jambes pendantes, et que ses yeux