‹ La philosophie de Taine: essai critiqueChapitre 60 sur 181 · rssais de Critique, pp · texte numérisé non relu

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la nature nous coule ne servent qu'une fois ^ ».

Ces circonstances sont infiniment nombreuses; aussi le nombre des combinaisons possibles estil indéfini.

C'est en tenant compte de ce fait que Sainte- Beuve esquisse une critique très heureuse de la théorie des milieux. « Ce qu'il faut lui répondre, dit-il, quand il (Taine) s'exprime avec une affirmation si absolue, c'est que, entre un fait si général et aussi commun à tous que le sol et le cUmat, et un résultat aussi compliqué et aussi divers que la variété des espèces et des individus qui y vivent, il y a place pour quantité de causes et de forces plus particulières, plus immédiates, et tant qu'on ne les a pas saisies, on n'a rien expliqué.

« Il en est de même pour les hommes et pour les esprits qui vivent dans le même siècle, c'està-dire sous un même climat moral; on peut bien, lorsqu'on les étudie un à un, montrer tous les rapports qu'ils ont avec ce temps où ils sont nés et où ils ont vécu ; mais jamais si on ne connaissait que l'époque seule, et même la connût-on à fond dans ses principaux caractères, on n'en pourrait conclure à l'avance qu'elle a

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