INTRODUCTION. LUI
maladies et des propriétés des médicaments , toutes choses qui se dérobent, c'est Yanaloghme ; s'il n'a égard qu'aux ressemblances sensibles, aux phénomènes qui sautent aux yeux, c'est Yépilogisme, qu'on pourrait définir un raisonnement évident, parce que toutes les données en sont évidentes, mais qui, n'engendrant qu'une certitude provisoire, pourrait bien, tout en étant indispensable dans la pratique, ne pas faire partie de la science (1).
Harcelé par le dogmatisme, et le harcelant à son tour, l'empirisme était amené à bien d'autres distinctions. Il distinguait deux espèces de définitions , la définition dogmatique; laquelle détermine la nalure de la maladie ; la définition empirique, laquelle décrit ses principaux phénomènes et pour ainsi dire son aspect extérieur [2: ; il appelait cette dernière, pour la mieux caractériser, une hypoiypose (;i'. — Il distinguait deux espèces de concours des symptômes , le concours dogmatique, lequel comprend une série de symptômes considérés comme essentiels, c'est-à-dire comme se rapportant à la nature du mal et la déclarant; le concours empirique, lequel comprend une série de symptômes concomitants, c'est-à-dire qui paraissent ensemble, croissent ensemble, décroissent ensemble, disparaissent ensemble. Ce concours-là est la propre définition de la maladie ; un concours
(1) Galien, Des sect. aux étud., ch. v.
(2) Au lieu de définir la fièvre, avec Erasistrate, une affection provenant du passage du sang des veines dans les artères, ils disaient : La fièvre est une affection qui se manisfeste par l'accélération du pouls et l'augmentation de la chaleur, accompagnée de soif.
(3; Gai., Dj Vempir.j c. vu.