‹ La philosophie des médecins grecsChapitre 67 sur 83 · PSYCHOLOGIE · texte numérisé non relu

PSYCHOLOGIE

tout après Aristote. Si l'on excepte un opuscule intitulé : Que les mœurs de Vâme suivent le tempérament du co?ps ; un traité perdu , intitulé : Des parties de Vâme et de ses facultés, il n'a pas même , comme Aristote encore , ses parva naturalia , c'està-dire de petits traités relatifs à telle ou telle question particulière de psychologie. A ce point que le lecteur pressé qui, voulant se faire à la hâte une idée de l'œuvre pour ainsi dire encyclopédique de Galien, ne consulterait que les titres de ses ouvrages, arriverait nécessairement à cette conviction que Galien , sauf deux , a négligé les questions qui se rapportent à notre nature intellectuelle et morale.

C'est le contraire qui est le vrai. Quand on parcourt certains traités de Galien avec plus d'attention au contenu qu'à l'étiquette, tels que les traités Des dogmes d'Hippocrate et de Platon, De fusage des parties, Du mouvement des muscles, et quelques autres qui seront cités en temps opportun , on reconnaît sans peine qu'il a étudié , outre la question de la nature de l'âme , outre la question de ses facultés générales, ou de ses parties, celle de leur siège dans l'organisation , celle de la raison , celle de la sensibilité , celle de la motilité , celle du libre arbitre , celle de l'habitude , celle du sommeil , celle de la maladie , ces trois derniers états communs au corps et à l'âme , et qui ne modifient pas moins les facultés que les fonctions, -—c'est-à-dire toutes les plus essentielles parties de la science psychologique. C'est du reste ce que nous allons prouver à la manière de Diogène , en reproduisant dans toute leur exactitude les théories de Galien sur ces divers sujets.

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