‹ La Philosophie Du Catéchisme CatholiqueChapitre 100 sur 230 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

Saint-Esprit, et que, par l'indissoluble union de son humanité à la divinité dans la personne du Verbe, le Dieu- Homme règne avec une puissance absolue , illimitée , dans le ciel, sur la terre et dans les enfers.

Bornons-nous à remarquer la force morale que l'âme du croyant puise dans la méditation de cet article.

Nous l'avons observé, et chacun le sent en soi, les hommes sont plus faibles que méchants. L'âme gémit sous le poids du corps, et accepte trop souvent le joug ignoble de ce serviteur qu'elle doit gouverner. Le corps est sous la fascination des corps. Tout l'homme est sous la pression intérieure de ses mauvais penchants et sous la pression extérieure des autres hommes ; et de toutes les pressions , la plus terrible , celle qui fait le plus de victimes , c'est l'oppression du respect humain.

Quel est le remède? Il y en a plus d'un ; mais le remède irremplaçable, celui qui seul rend efficaces les autres, c'est la i>ensée habituelle du vainqueur de la chair , du monde et de l'enfer, assis à la droite du Père tout-puissant.

II me voit ! Nulle obscurité ne peut lui dérober mes pensées les plus intimes , mes désirs les plus secrets ! — Toilà le mal étouffé dans son berceau : la pensée, le désir.

Il m'aime, il m'a assez aimé pour sacrifier sa gloire et sa "vie pour moi ! Ne dois-je pas lui faire le sacrifice qu'il aime le plus, le sacrifice de ces petites et si vaines satisfactions de l'orgueil, de l'envie, de Tavarice, de la sensualité, etc. ?

11 est tout-puissant! Qu*ai-J8 donc à redouter, alors même que l'univers entier se soulèverait contre moi? Je peux tout dans celui qui me fortifie (1).

Il règne, il régnera éternellement, le Dieu-Homme tombé au Calvaire au-dessous du dernier des hommes ! Si je veux être glorifié et régner avec /ui, il n'y a qu'un moyen : m'Atimilier et souffrir avec lui (2).

(1) Ép. aux Philipp., IV, 13.

(2) Deux, ép. à Thn.^ Il, 12.

2Sb LA PHILOSOPHIE l^tj CATÉCHISME CATHOLIQUE.

C^est par la méditation habituelle dii sixiënie àf tifelé ^Ufe Tàme chrétienne triomphe de ses faiblesses let devient toutëpuissante contré lés séductions dé la chair et du motiâe.

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