LIVRE III
fidèles. 11 faudra donc que le pays périsse , à moins que Dieu n'y fasse surçir un homme qui le purge des fidèles du poignard.
Que n*a-tK)npas dit, écrit depuis trois siècles, contre les yœux de religion, contre les absurdes violences qu'ils font à la nature, contre les préjudices matériels et les dangers politiques qu'ils créent pour les États ! Eh bien ! messieurs les contempteurs des vœux qui font les saints, prenez-en votre parti : les vœux sont chose inévitable. On les fait au Dieu des vertm ou au Moloch du crime. Là où l'on conspue ceux qui s^associent pour prier, pour donner l'exemple du détachement, de la chasteté, de la charité élevées à la plus haute perfection, on s'associe pour conspirer, pour maudire, pour piller, pour corrompre, pour égorger. Quand on a assez ri du cordon de saint François , arrive la corde qui traîne les rieurs à l'auge socialiste ou les accroche au réverbère.
Nous aurons beau faire , nous ne pourrons pas prendre le Christ dans nos filets ; mais il est écrit qu'il nous prendra dans les nôtres. Les nations sont tombées dans la fosse quelles avaient faite. Leur pied s'est pris au piège qu'elles avaient tendu dans l'ombre. Le Seigneur révélera sa justice, en faisant que le pécheur s'enlace dans les œuvres de ses mains. Qu'elles rentrent dans l'enfer de V oubli, les nations qui ou-blient Dieu (1) !