LIVRE IV
cir^ k les dénigrer, à les (dénaturer dans l'esprit cleshomsf^çg^ L'effet naturel .de pe lopg déluge d'objections ejt dç calomnies eût donc é^ 1^ déaertion générale des çnfants de l'Église, ïlt, pourtant cette Eglise, qui, non contente d'exposer ses enfaifts à la rage^des persécutions, à la grêle incesçaute 4qs sophisme^, des sarcasme^, des moqueries de l'mcréduUtéj les met de plus en opposition avec leurs penchants» et ne leujr prêche que viplencjes à se. faire ; .cette ÉgUse^^ d^je^ est cellç qui a constamment réuni dans son sein. lavande majorité de la famille chrétienne. Qui ne vpit là l'accomplisseuient 4e cette promesse : Je serai avec .^ov^, tomhi^ jours iu^^u'à la consommation des sièqles? En effet, .la vérité iie suffit pas pour retenir les hommes^ peu sujets à se passioiiner pçur des dog^ies,.des préceptes» ^es pratiquas qui. af* fligentjla chair. Pi[.e Yoye:^-yous pas d ailleurs que, dans cette lutte^. de la religipn ci^tholique contre ses ennemis, ceux-ci ont de ^ès-grands ayantages?
Ç. Qiuels avantages?
1^. Ces avai^tages son^ : l"* la grandeur de la religion catljQliijue et la peUtesse des âmes. — Rien de si grand, voug ayez pu ^e voir, que la religion catholique au pçiiit de vue historique, dogm$itique et moral. Son histoire est celle de l'humanité, depu^ l'origine des temps jusqu'à leur consommation. Son dogme a po\ir objet de nous faire connaître Dieu, l'homme, l'univers, et les rapports qui les unissent. Sa mori^e tend à nous élever par l'accomplissement de l'U"» niyersalité de nos devoirs jusqu'à la perfection de notre Père célfste^ Qu'il est difficile de faire embrasser aux esprits vulgaires cette masse de connaissances ! Qu'il est difficile surtout 4e les leur faire goûter! Cependant, il le faut, si l'on veut que l'instruction religieuse des fidèles soit assez solide pour résister aux attaques de Tennemi. Or quelle est la tâche de qelui-ci ? Est-ce de démolir pièce à pièce cet éd^ce de la foi^ d'opposer à chaque preuve de la religion catholique jme preuve contraire ? Non ; il lui suffit de jeter le poison dissolvant du doute dans cette laborieuse cons-
tructioDy ce qui peut se faire en un tour de main. Il lui suffit d'accroître la répugnance, déjà si naturelle, pour de» devoirs religieux très-pénibles. Dans son œuvre de destruction, il n'a besoin de s'appuyer que sur l'ignorance et le vice, et ce sont deux auxiliaires qui lui font rarement défaut. Le premier avantage des ennemis de la religion catholique, sur ceux qui la défendent, est donc celui de Fincendiaire sur le bâtisseur.
2"" Un autre avantage qu'ils ont, c'est le choix dn terrain et des armes. — Pour le défenseur de la vérité universelle, il n'y a qu'un terrain, c'est celui de la vérité ; qu'une arme, c'est encore la vérité. Le terrain historique sur lequel repose le catholicisme est immense, et ce n'est pas une petite affaire que de le déblayer des montagnes de mensonges qu'y ont élevées de concert le protestantisme et le philosophisme. Les bases historiques de la religion une fois mises en lumière, il faut donner une connaissance exacte de chaque partie du dogme, de la morale, des pratiques du culte, les justifier par l'Écriture, par la tradition, par leurs rapports avec nos besoins moraux, etc. ; enfin, faire de tout cela un corps bien lié et dans lequel nulle erreur historique, dogmatique, morale et philosophique ne puisse donner prise à la critique. Que d'études préparatoires, que de méditations , que de veilles , pour former un bon catéchiste ! Et quand il est formé, que de dévouement, que de patience et d'abnégation il lui faut pour établir dans les âmes une conviction éclairée de la vérité catholique !
L'esprit d'erreur n'a pas besoin de tant de préparatifs pour faire des mécréants. Libre de choisir un des dix mille côtés que le système catholique ofTre à ses coups , il a de plus la liberté du choix entre le sophisme savant et le sophisme populaire, entre le mensonge habile et le mensonge effronté, entre ce qu'il y a de plus fin et de plus grossier, de plus spirituel et de plus brutal dans la plaisanterie et le sarcasme. Qu'il ruine la croyance du catholique sur un ou plusieurs articles de foi ; qu'il lui inspire le mépris