‹ La Philosophie Du Catéchisme CatholiqueChapitre 187 sur 230 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Qiie 1«B ekjéction eontre la rdigioo catheliqu* Q'eni |m d« in» et que c'est là une belle preuve de s» divinité.

D. n s'offre d'abord une question : Pouriçpioî tant d'objections conti^ la religion catholiiiuey et si péù contre ïéû autres?

B. G* est que la religion catholique lâé présente en souveraine qui demandé le gouvernéiiiént de nôtre àihe pour en i^èformeir les inclinations et les allures, tatidià que les autres religion^ sont d'humbles servantes qui, jugeant irréprochable notre gouvernement intérieur, ne nous demandent que la pérmîssioii dé éonsâôrér cet ordre de Choses et de veiUèr âceqijie rieû ne le trouble. N'est-il pas naturel qu'on fasse bon accueil à celles-ci, qu'on ûe demande pas même à voir leur livret ; qu'une fois reçues , on s'affectionne à elles , on ferme les yeux sur leurs défauts ; mais que celle-là soit repôUsséé comme une usurpatrice ; que beaucoup refusent dé lire ses divines patentes; qu'aptes les avoiî* lues, acceptées sans réserve, on incidente de mille manièif^s sûr l'étendue dé ses droits, sur l'usage qu^élle Cii fait ; qu'il resté dans l'âme un levain de révolte, uû foyét de doléances, de murmures, dé questions et d'objections toujours renaissantes ?

D. Cependant toutes les religions imposent dés obligations ptus 6ù moins Onéreuse^ : coiùâi^l àé fait-il donc qu'on ne lés discute pas?

B. Pour la conscience humaine, religion et obligation sont deux mots synonymes. A l'exception da troupeau des athées, panthéistes et déistes, dont il ne faut pas tenir compte, les hommes croient tous à Texistence d^une loi divine qui leur impose des devoirs sacrés, inviolables. Une religion qui ne répondrait pas à cette croyance, qui ne satisferait pas le besoin que chacun éprouve de contenter le Maître suprême, d'acquérir des droits à sa protection, à sa faveur, dans ce monde et dans la vie à venir, ne serait pas une religion.

Les hommes veulent donc des devoirs religieux, mais des devoirs qui contrarient le moins possible leurs inclinations les plus chères, c'est-à-dire les plus vicieuses, le culte qui leur garantira la liberté des passions, surtout des passions charnelles, comme ont fait tous les cultes non chrétiens, sera bien reçu, exigeât-il des pratiques incommodes, absurdes, révoltantes, et des sacrifices abominables.

Les dévots de Brahma et des pagodes de l'Inde ne croient pas payer trop cher l'extrême lubricité des mœurs par le sacrifice des veuves sur le bûcher de leurs maris, par la fumure des terres avec le sang des enfants, par l'abstinence perpétuelle de la viande, des dépouilles animales, des boissons fermentées, par l'onction quotidienne de leur corps et de leurs meubles avec de la fiente de vache ; enfin par l'inviolabilité accordée à tous les animaux, même à la vermine qui les dévore.

Le fidèle musulman fait de sa vie une prière continuelle, meurt plutôt que de boire le doux jus de la vigne et de violer le jeûne rigoureux du Bamadan, tant il juge l^r le joug du Dieu qui lui a dit par la bouche de Mahomet : « La femme est un animal que j'ai créé pour ton service, en attendant que tu entres dans le sérail des Houris; uses-en donc comme tu voudras, à moins que tu n'aies d'autres goûts, sur quoi j'entends que tu sois libre ! »

Quant aux religions soi-disant chrétiennes, que les chefs de schismes et d'hérésies ont substituées h la religion de

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Jësus-Christ, qui ne sait qu'elles ont toutes acheté la faveur des peuples^ surtout des classes gouvemantesy par de laides concessions? Celles-ci, servantes universelles, oiit proclamé la souveraineté religieuse de chacun, et dit à leuris^ croyants : Les ministres sont des experts que vous vous donnez dans l'interprétation de la Bible ; écoutez-les, mais restez juges de ce que vous devez croire et pratiquer (religions protestantes). Celles-là, esclaves seulement des pod-' voirs politiques, ont conservé sur les masses un fantôme d'autorité ; mais, de peur d'éveiller l'objection, elles ne prêchent pas, à moins que leur pape ou papesse ne commande une bordée contre le catholicisme. Elles se bomeift à fonctionner dans le département du culte (religions schis-* matique grecque, schismatique russe). Les unes et les autres tolérant tout, excepté un regard vers la religion qiiî ne tolère aucune erreur, aucun désordre, comment voulez-' vous qu'on les fatigue d'objections ? ^

Les objections se tournent naturellement vers la religion qui ne cesse de harceler l'indifférent, le tiède, pour qu'ilin sortent de l'indifférence, de la tiédeur; le pécheur, pour qu'il devienne saint ; le saint, pour qu'il soit encore pliis saint. Le catholicisme est Tlsmaël dont la parole armée contre tous arme la parole de tous contre lui. Aussi, vouij ne trouverez pas un iota dans ses doctrines et dans ses pratiques qui n'ait fourni matière à des milliers d'objections enfantées par Tincrédulité ouverte, par le doute formel oii par l'envie de douter. t)ans ce concert de voix et de plumes qui entassent doutes sur doutes, difficultés sur difficultés,' accusations sur accusations, vous verrez que les catholiques sont ceux qui crient le plus haut ; et il ne faut pas s'en étonner, puisqu'ils sont le principal objet de la guerre que' rÉglise fait à l'erreur et au mal.

Tel est le spectacle qui dure depuis Tan 32 de notre ère; et je dis que c'est une belle preuve de la divinité du catholicisme et de la nullité de toutes les objections qui pleuvent sur lui.

us LA PHILOSOPHIE DU CATÉCHISME CATHOLIQUE.

D. Quç la multitude des, objections ne prouve pas la &usse{é de la reUgion catholiquey soit; mois je ne vois pas cpiament elle $er£^t une preuye.de la nullité de ces objections et de la divinité du catholicisme. . . . ; .

B. Écoutez dope! Pourquoi tant d'objections, qiiwd iine seule aurait suffi à couler bas le vaissieau catholique? Supposons que Gelse, Porphyre, Julien FApo^tat, les hérétiques des premiers siècles, et le plus formidable de tou^, ^rius, qui n'ont presque rien laissé à Finvention des incrédules et des hérétiques modernes, dans leurç attaques contre l'Église, eussent trouvé un côté faible au rempart de,^ dQctrine et aux fondements historiques sur lesquels jCUe s'appuie; supposons que les livres saints, dont la Jeçtu^ leur était familière, comme on voit par ce q^ii reste de leurs écrits, leur eussent offert un point vulnérabie, une contradiction réelle ; ne voyez-vous pas que toutes les forces militantes anticatholiques se seraient précipitées vers cette brèche, l'auraient élargie en peu de temps, et quç, pénétrant au cœur de la place, elles en auraient mis les défenseurs dans la nécessité de poser les armes ou. au moins de transiger avec les vainqueurs et d'acheter la paix? Or, montrez-moi la brèche au symbole catholique, indiquez l'époque du fatal assaut, des transactions,, des traités de paix «ignés par l'Église à la gloire des philosophes et des novateurs.

La résistance du catholicisme à cette tempête d'objection»^ à ce^ infinité d'assauts dirigés par des esprits d'une grande C$ipacité, et dont le zèle tenait de la fureur, ne prouve. pas seulement l'inanité des attaques et la solidité de l'édifice catholique ; mais elle fait toucher au doigt la présence de Jésus- Christ dans cet édifice, pour empêcher l'effet naturel des objections.

p. Quel est cet effet?

R. Si les objections sont impuissantes à détruire les vérités divines et les faits surnaturels qui constituent la religion catholique, elles ne réussissent que trop à les obscur-

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