Voir Ane. et Nouvelle Philosophie, pp
comme la métaphysique et même comme la théologie. Et Stiiart Mill pèche plutôt par excès de prudence lorsque, dans un passage que des positivistes mal renseignés sur rhistoire de la philosophie lui reprochent souvent, il déclare que le grand principe du relativisme, l'impossibilité absolue de connaître la nature des choses, constitue, depuis Hume, la propriété du monde philosophique ^ De même, Spencer rend un simple hommage à la vérité historique en constatant que le positivisme a été une systématisation aussi originale qu'indispensable de la « philosophie naturelle » des Anglais '. La philosophie positive, en effet, se doit considérer surtout comme un progrès important réalisé, sous Tinfluence directe des sciences, pap.le matérialisme et le sensualisme intimement combinés.
Comte reconnaissaitvolontiers lui-même cette filiation.
Dans la 58« leçon du Cou7's de philosophie positive, il présente son œuvre comme « le résultat nécessaire de la combinaison de deux évolutions philosophiques préparatoires » et complémentaires Tune de Tautre. A la tête de la première il place Descartes qui, dit-il, « s'était interdit les études sociales pour concentrer ses efforts sur les spéculations inorganiques » (il s'agit ici évidemment du mécanisme de Descaries, et non de ses spéculations spiritualistes) ; et à la tête de la seconde il met Bacon qui, au contraire, « avait surtout en vue la rénovation des théories sociales, à laquelle il voulait rapporter le perfectionnement des sciences naturelles ».
Concluons. L'adhésion, même partielle, aux vues
\. Hamilton, p. 260.